La Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a présenté hier une première série de mesures sur le financement de la recherche, qui figurent dans la loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui sera présentée dans les prochaines semaines. Cette loi sera troisième loi de programmation engagée depuis 2017, après les Armées et la Justice.

1/ Le Gouvernement accorde une place centrale à la science, car nous estimons qu’elle joue un rôle essentiel à court et long terme.
▪️Car elle nous permet de demeurer une grande puissance scientifique et de relever les défis à venir (Climat, intelligence artificielle)
▪️Car la science et la connaissance sont les ferments de l’unité et de la cohésion nationale, et nous avons plus que jamais besoin de nous appuyer sur elles.

2/ Or, au fil des années, la communauté de la recherche a perdu confiance dans la capacité de l’Etat et des citoyens à donner à la recherche et à la science la place qu’elle mérite.
▪️La recherche française paie aujourd’hui les conséquences d’un sous-investissement chronique, et elle décroche progressivement du top 10 mondial (7e en 2015, 5e en 2000 – chiffres HCERES). Par voie de conséquence, la recherche privée, dépendante de l’effet levier du financement public, stagne également.
▪️Nos voisins l’ont bien compris : la Chine, l’Allemagne, le Royaume Uni ont tous réinvesti fortement dans la recherche ces dernières années et nos talents sont d’ailleurs nombreux à rejoindre leurs laboratoires.
▪️Ce sous-investissement chronique de la France a eu des répercussions immédiates sur les chercheurs et les enseignants-chercheurs : en début de carrière, après souvent plus de 10 ans d’études, nombreux sont ceux qui ne gagnent pas plus de 1,3 à 1,4 SMIC par mois. C’est ce qui explique que les carrières scientifiques attirent de moins en moins de jeunes. Il n’est donc pas étonnant

3/ Il faut recréer cette confiance, et le Gouvernement s’y engage. La confiance, cela ne se décrète pas, cela se construit. C’est pourquoi :
▪️Il y a un an, le 1er février 2019, le Premier ministre avait annoncé la mise en place de groupes de travail pour préparer la loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Objectif : redonner à la recherche de la visibilité, de la liberté, et des moyens.
▪️La Ministre et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont passé des centaines d’heures d’échanges avec des milliers d’interlocuteurs différents pour pouvoir construire cette loi. Il ne s’agira pas d’une loi décrétée d’en haut, mais co-construite, pragmatique et pensée pour changer réellement le quotidien de la communauté de recherche.

4/ Pour cela près de 120 millions d’euros seront consacrés à la revalorisation des carrières de la recherche en 2021 :
▪️Priorité aux jeunes chercheurs. Dès 2021, tous les chargés de recherche et les maîtres de conférences seront recrutés minimum à hauteur de deux fois le SMIC. Cela correspondra à un investissement de 26 millions d’euros de l’Etat.
▪️Des mesures seront également prises pour que l’ensemble de la communauté de recherche soit rémunérée à son juste niveau. 92 millions d’euros y seront consacrés.
➖Il est très difficile aujourd’hui, voire impossible, de s’y retrouver dans un système de rémunération devenu bien trop complexe et vide de sens. D’une université à l’autre, d’un organisme à l’autre, des fonctions pourtant identiques donnent ou ne donnent pas lieu au versement d’une prime, dont le montant lui aussi peut varier du tout au tout.
➖Il ne s’agit pas de tout uniformiser, cela n’aurait aucun sens. Mais nous devrons conduire ensemble une revalorisation de fond et créer les conditions d’une harmonisation, pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs comme pour les ingénieurs et techniciens.

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